🌟APPEL A CANDIDATURES – « FAIRE UNE THESE EN FRANCE » Atelier d’écriture doctorale en résidence

Saint-Pierre d’Oléron (15-22 mai 2022)

Dans le cadre de l’École universitaire de recherche (EUR) Translitteræ est mis en place un atelier d’écriture en résidence à destination des doctorant·es en lettres des écoles doctorales 540 et 286 (FD Sciences de la société). Cet atelier est particulièrement destiné aux doctorant·es étranger·es qui commencent une thèse dans ces écoles doctorales.

L’internationalisation accrue de la recherche aboutit parfois à des frottements entre traditions nationales divergentes en matière d’écriture de la thèse. Elle peut, dans certains cas, générer angoisse et isolement chez des doctorant·esconfronté·es à des formats qui, pour être implicites, n’en sont pas moins attendus, et potentiellement excluants pour qui ne les maitrise pas. Les comités de thèse aboutissent parfois à constater de profonds malentendus quant à ce qui est attendu de l’écriture de thèse. Il est d’ailleurs intéressant de constater que ce malentendu ne se limite pas à des traditions nationales : ainsi, être amené à expliciter clairement, parfois à destination d’étudiant·es étrangers, ce qui est attendu d’une discussion théorique d’introduction de thèse est souvent utile pour tous et toutes. Dans certaines traditions nationales on déploie parfois des « états de l’art » développés à outrance, et qui semblent privilégier l’exposition érudite de connaissances, alors qu’en France c’est d’abord la mise en tension critique des théories pertinentes qui est attendue de cet exercice. Ce cadre permettra d’expliciter ces règles implicites. Un autre apport de cet atelier en résidence sera de permettre de façon intensive un retour aussi bien sur l’écriture doctorale que sur le métier de doctorant·e et ce qu’il suppose de pratiques de communication scientifique, d’écritures d’articles ou chapitres (selon les disciplines) et dans quels supports, d’enjeux de déontologie et d’intégrité dans la collecte des données, de dangers du plagiat…

Il semble, au final, particulièrement important de dédramatiser des aspects de la thèse souvent vécus de façon individuelle alors qu’ils sont caractéristiques du parcours doctoral : solitude, difficultés d’écriture, doutes et fragilités….

Plusieurs tranches de cet atelier seront dédiées à des retours sur des extraits écrits (chapitres ou fragments de thèse déjà existants), notamment en ce qui concerne la discussion de travaux scientifiques ou de passages empiriques, ou à l’inverse écriture en direct, qu’il s’agisse de commenter un matériau de thèse ou de développer un passage réflexif (approche classique dans nombre de sciences humaines et sociales) afin de permettre des reprises collectives et bienveillantes, de cerner différents problèmes de forme, et des suggestions pour y remédier. Il sera également très important, là encore pour ne pas dramatiser, de mettre en commun diverses pratiques pour affronter les difficultés d’écriture, en rappelant que l’écriture de thèse ne relève pas du seul registre de « l’inspiration » – mais évidemment du labeur régulier, aussi ingrat qu’il apparaisse.

L’atelier se tiendra sur une semaine, au sein de laquelle on procédera par des modules de ½ ou ¼ de journée, du type « communication scientifique », « bibliographie », « rédaction de l’introduction », etc., tout en laissant du temps à des moments d’écriture afin de pouvoir produire de courts textes sur lesquels revenir. Des permanences auront lieu pour permettre des entretiens et consultations individuelles autour de la thèse.

 

 

L’atelier se déroulera dans un centre d’hébergement du CNRS à Saint-Pierre d’Oléron. Il est animé par trois encadrant·es (Johanna Siméant-Germano, Daniel Petit, Lin Xiao). Il se déroulera en même temps qu’un autre atelier de deux semaines destiné aux doctorant·es en sciences sociales de PSL, avec le but de mutualiser certains des modules et de permettre une sociabilité entre étudiant·es.

Les frais de transport, d’hébergement et de nourriture sont intégralement pris en charge. L’hébergement est individuel.

 

Comment candidater ?

Un dossier pdf (en une seule pièce) est demandé, à adresser à Lin Xiao (lin.xiao@ens.psl.eu) pour la date limite du 19 février 2022, contenant : 

 

- un résumé de la thèse, de sa problématique et de son terrain ou de son corpus en une page maximum (avec un titre), indiquant le·s directeur·ices de la thèse, l’école doctorale et le laboratoire de rattachement

- une lettre de motivation expliquant les raisons pour lesquelles l’on souhaite participer à cette résidence d’écriture (les raisons peuvent être multiples : type d’aide dont on pense avoir besoin, contraintes familiales et professionnelles, difficultés face au modèle de la thèse à la française, besoin de débloquer l’écriture, projet spécifique relatif à un chapitre, à une discussion de la littérature, modes d’exposition du matériau...). L’atelier a vocation à répondre à des attentes et des besoins différents selon les personnes ; il n’y a donc pas de « bonne » demande sinon par sa clarté

- un CV (2 pages max.)

 

La sélection des 11 dossiers retenus sera effectuée dans les quinze jours suivant la date limite par le comité de pilotage.

Cet atelier a vocation à être répété chaque année, il est donc recommandé de réfléchir au moment le plus stratégique pour y candidater au cours de sa thèse. Bien entendu, ne pas voir sa candidature retenue n’interdit pas de recandidater l’année suivante.